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Le magazine culturel d'Akadem

L'Allemagne et ses juifs, avec Roland Charpiot  (41 min)

J.L. Allouche - journaliste, présentateur - R. Charpiot - professeur

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Biographie des conférenciers

Jean-Luc Allouche - journaliste

Jean-Luc Allouche est journaliste. Il a été rédacteur en chef à Libération jusqu'en 2007, correspondant de ce journal à Jérusalem de 2002 à 2005. Il est également traducteur (hébreu, anglais). Il enseigne le journalisme à l’Université Paris 3.

Roland Charpiot - docteur en études germaniques

Roland Charpiot est agrégé d'allemand, docteur en études germaniques et professeur honoraire en classe de Première supérieure (khâgne). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont deux ouvrages de civilisation : Allemagne 1949–1999 et Du triomphe de la Réforme à l’échec du Nazisme. Il prononce régulièrement des conférences sur l’Allemagne pour le public des Universités du temps libre. (Mise à jour: novembre 2009)

Bibliographie des conférenciers

Jean-Luc Allouche - journaliste
  • Alon Hilu, La maison Rajani, traduction de Jean-Luc Allouche , (Seuil, 2010)
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  • Les Jours redoutables, Israël-Palestine: la paix dans mille ans, ( Editions Denoël, 2010)
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  • Eli Amir, Yasmine, traduction de Jean-Luc Allouche , (Libella-Maren Sell Editions, 2008)
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  • Ron Leshem, Beaufort, traduction de Jean-Luc Allouche, (Seuil, 2008)
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  • David Grossman, Chroniques d'une paix différée, traduction de Jean-Luc Allouche, (Seuil, 2003)
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  • Les jours innocents , (Lieu commun, 1984)
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Tous les livres et DVD du magazine

Sur la toile

Sitographie

"Les 4e de couverture"

Présentation des ouvrages par les éditeurs

 

Images de la mémoire juive. Immigration et intégration en France depuis 1880

A travers une exceptionnelle collection de six cents photos originales miraculeusement sauvées  de la destruction pendant l'Occupation, est retracé plus d'un siècle d'immigration juive en France. Pittoresque, triste ou joyeux, émouvant ou tragique, le parcours a le charme du quotidien et la patine du témoignage historique. Venus des quatre coins de l'Europe, par vagues successives, immigrés de partout et d'ailleurs, les regards et les poses de ces hommes et de ces femmes expriment une farouche volonté de devenir français. Alors, quand le monde s'écroule et les engloutit comme Juifs - et comme étrangers -, souvent ne reste plus qu'une photo jaunie pour rappeler les jours d'avant. Pour cette photo, pour que reste vivant le souvenir de tous ceux qui vécurent " heureux comme Dieu en France ", pour compléter l'album de famille ou illustrer un manuel d'histoire personnel, ce livre-héritage ajoute un brin de nostalgie 

Histoire des juifs d'Allemagne du Moyen Age à nos jours

Les sombres stèles alignées côte à côte à proximité du Reichstag sont là pour le rappeler : n'en déplaise aux négationnistes de tout poil, le nazisme a voulu et causé la mort de 6 millions de juifs. Mais onze années d'antisémitisme fanatique approuvé par tout un peuple ne sauraient s'expliquer par la seule folie criminelle d'un mégalomane exterminateur. Ces onze années furent en effet précédées des innombrables pogroms du Moyen Age, des imprécations judéophobes de Martin Luther, d'une " réglementation à l'usage des juifs " émanant de Frédéric Il - jugée par Mirabeau " digne d'un cannibale " -, des invectives ou jugements haineux du prédicateur Adolf Stoecker et de l'historien Heinrich von Treitschke. S'il y eut des moments de tolérance " officielle " avec le Code Napoléon, l'arrivée au pouvoir de Bismarck ou encore la Constitution weimarienne, l'antisémitisme n'a jamais cessé de se manifester aussi bien au sein d'associations et de partis influents que dans l'opinion publique. Noire ingratitude si l'on songe à tout ce dont l'Allemagne est redevable à la créativité et au talent juifs tant sur le plan culturel que dans le domaine économique. Mais comme aujourd'hui encore, sous couvert d'antisionisme, l'antisémitisme demeure Outre-Rhin, on peut se demander si le philosophe Cioran n'a pas raison, lequel voit là se manifester une rage impuissante issue d'un insupportable complexe d'infériorité : " Ces deux peuples attirés secrètement l'un vers l'autre ne pouvaient s'entendre. Comment les Allemands, ces arrivistes de la fatalité, auraient-ils pardonné aux juifs d'avoir un destin supérieur au leur ? " Une thématique douloureuse - rarement traitée dans sa durée et son ensemble - et polémique, qui pose la question de la responsabilité de l'ensemble du peuple allemand dans le génocide de la Seconde Guerre mondiale, et de l'antisémitisme contemporain en Allemagne.

Primo Levi. L'écrivain au microscope

Ernesto Ferrero entre chez Einaudi en 1963. Sur son bureau d'attaché de presse, se trouve un manuscrit à paraître, La Trêve, d'un certain Primo Levi. La lecture du texte foudroie le jeune homme qui devient dès lors un inconditionnel de l'écrivain. A ses yeux, celui-ci n'est pas seulement l'inégalable témoin de l'extermination des Juifs et le scrutateur de la "zone grise" mais avant tout l'exceptionnel observateur de l'être humain dont il "fixe l'horreur sans désespérer" avec un regard d'entomologiste, comme il observerait un insecte à travers un microscope. Lui, pourtant, se défend du regard des autres, toujours discret, toujours à distance. Dresser son portrait est donc un défi, un exercice paradoxal puisque "Primo ne se mettait jamais en avant, semblable en cela à son ami Italo Calvino, qui préférait être en retrait, au second plan, et regarder le monde d'en haut, comme le Baron perché ".

Place Dizengoff: une dramaturgie urbaine 

C'est l'histoire d'un petit bout de terre au coeur de Tel-Aviv, sur lequel est bâti aujourd'hui le centre commercial Dizengoff Center ; qui était auparavant Nordia, le quartier de baraquements des immigrés polonais immortalisé par Yaacov Shabtaï dans Pour inventaire ; qui était auparavant une étendue de vignes, de sables et d'orangeraies appartenant à un grand propriétaire terrien arabe de Jaffa : Adib Mahmad Hinawi. Lequel est mystérieusement assassiné à l'arme blanche, le 3 novembre 1939, dans une rue de Jaffa... De ce crime "originel" à l'explosion d'un autobus en 1996, Tamar Berger livre une passionnante enquête sur la naissance d'une jeune métropole, véritable généalogie urbaine d'un territoire ultrasensible : Tel-Aviv. Flânerie littéraire et historique hantée par Walter Benjamin et Charles Baudelaire, réflexion poétique et politique sur la ville, un document d'une richesse unique, entre histoire littéraire, archéologie familiale et saga immobilière, enquête cadastrale et analyse géopolitique.

La littérature israélienne aujourd'hui: miroir d'une société multiple

Ce numéro de Yod comporte les actes du colloque international qui a eu lieu en mai 2008 à l'INALCO (Paris) et à l'Université Lille III. Il se donnait pour objectif de célébrer les soixante ans de littérature israélienne, mais aussi et surtout de présenter la production littéraire du pays à l'aube du XXIe siècle qui se caractérise par une extraordinaire diversité, thématique et stylistique, qui ouvre la voie et donne de la voix à des auteurs de toutes origines, religions et couches sociales.

Cantiques de l'âme. Chirei ha-néfech 

Le Cantique des cantiques est, de tous les livres bibliques, le plus mystérieux. Chant d'amour, il est regardé comme le " saint des saints " de l'Écriture. Bien des commentateurs en ont négligé le sens littéral : quelques-uns se cantonnèrent à la glose lexicale, d'autres à des interprétations allégoriques ponctuelles, sans égard à la structure interne du texte. Malbim entend voir, lui, sous le chant d'amour, le récit de la vie spirituelle du roi Salomon ; le récit de ses oscillations entre les inclinations du corps, les aspirations de son âme intellective et son amour du Bien-aimé divin. Il puise aussi bien dans la théorie aristotélicienne de l'âme (via notamment Maïmonide) que dans la doctrine cabalistique des mondes spirituels, et s'inspire même du système épistémologique de Kant, dont il cite nommément la Critique de la raison pure. Malbim (né Meïr Leibusch ben Yehiel Mikhael Weiser, 1809-1879) est un maître polonais du judaïsme rabbinique. Confronté à la Haskala (les Lumières juives), il entreprit d'écrire un commentaire intégral de l'Écriture, tentant de montrer que l'exégèse rabbinique s'appuie sur une connaissance exacte et précise de la linguistique hébraïque, et qu'elle repose sur une conception du monde dont les intuitions recoupent certains résultats du savoir moderne de son temps : physique, météorologie, mais aussi métaphysique kantienne. Sa posture originale lui valut de vives oppositions de tous bords. La présente traduction, outre le texte intégral du commentaire du Malbim d'après l'édition princeps, propose également une traduction inédite du Cantique, qui tente de rendre à la fois la littéralité du texte, sa musicalité et les multiples harmoniques que le présent commentaire fait entendre.

 
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