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Magazine d'Akadem

Faut-il cacher le corps des femmes ?  (47 min)

D. Horvilleur - rabbin MJLF, directrice de la rédaction de Tenou'a - A. Mercier - Journaliste, entretien - G. Zyzek - enseignant

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28 commentaires

Revoltant ! 02 janvier 23:38, par simon

Les argument de Mme horvilleur sont absolument choquant dans le sens où sa lecture du texte est tout a fait contraire au sens des mots. Vouloir relire la torah d'une manière moderne équivaut à vouloir changer les enseignement qui nous ont était transmis par Moshé. La seule manière d’étudier le texte c'est de se plier aux mots et de comprendre son sens. C'est le message qu'à voulu faire passer le Rav Zyzec. La modernisation actuelle évolue de façon contraire à notre tradition, ce n'est pour autant qu'il faut changer la tradition. La torah est une texte qui a survécu a toutes les époques et toutes sortes de civilisation et elle a survécu indemne jusqu'à aujourd'hui (sachant que les règles de la tsniout établi par les décisionnaires ont toujours était respecté par les femmes juives). Comment a-t-elle pu survire ? C'est une question qui dépend de la croyance mais en tout cas son authenticité contribue a sa fructification et elle n'a pas besoin d'une "relecture moderne" pour se développé. Revisiter la torah c'est la profané. Je trouve cette façon d'aborder les textes tout a fait revoltant. Pour ma part je felicite le Rav Zyzec pour le message qu'il a fait passer.

Le rôle du leadership religieux 23 octobre 14:56, par Shirly Bohbot

Je ne peux même pas dire à quel point je suis d'accord avec la rav Delphine Horvilleur. Une analyse cohérente, intelligente, nourrie de la Torah et non noyée et emmêlée dans les textes. Elle essaie de faire comprendre quelque chose d'essentiel de la place de la femme en régression, pas seulement en Israel, pas seulement chez les ultra orthodoxes mais aussi dans les milieux consistoriaux. Une mise à l'écart de la femme qui n'est pas du fait des textes, mais qui, comme elle l'a si bien dit, reflète une interprétation toujours plus dure, et j'ajouterai sexiste, des textes. On ne peut dissocier le texte et le politique, comment dissocier la société et les lois qui la régissent, si il y a une régression du rôle de la femme, de sa place, du respect de sa personne c'est largement le fait du leadership religieux, comment le rav Zyzeck peut il nous conter le contraire et se laver les mains d'un débat aussi essentiel ? C'est affligeant. Il ressasse les textes sans leur donner ni âme ni chair, mais comme il l'a dit que ce soit le pilpoul, le midrash, toute l'exégèse enfin exige en plus d'un décorticage, d'une lecture du texte un enrichissement de celui ci, car la Torah n'est pas aux cieux, elle est désormais sur Terre et c'est aux hommes et aux femmes de lui donner sens, elle est à notre image, nous qui l'éclairons à travers la subjectivité de notre pensée plus par endroits que par d'autres.
Que mettons nous en lumière, qu'omettons nous ? Cette surexposition du corps de la femme à travers cette obsession de ce corps couvert, en dit long sur le besoin de cloisonnement et de domination qui revient dans nos sociétés, juives ou non. Car enfin tout le problème n'est pas de dire que la sphère privée est inférieure à la sphère publique, mais que l'enfermement dans l'une ou l'autre est aliénant et étouffant, et que la prérogative du féminin sur le privé et du masculin sur le public contraint l'individu en raison de son sexe en dépit de son individualité, de sa volonté propre et de sa personnalité.

Enfin ! 18 septembre 12:28, par Johana Levy

J'ai tenu jusqu'au bout, pour avoir enfin la satisfaction d'entendre la dernière remarque du rav Zyzek, à mon sens la plus intéressante de cette conférence : pourquoi en effet chercher à tout prix à être d'accord? C'est dans la mahloket et le pilpoul que s'est bâti le Talmud. Bref, conférence pas très intéressante qui fait pas avancer le chemilblik, et le rav Zyzek tout comme Delphine Horvilleur sont bien gentils de s'être prêtés au jeu de ce journaliste... "ah, vous êtes quand même d'accord... Blablabla... " quel ennui...

Dommage... 09 septembre 16:29, par Clara

Quel dommage... Pas de débat possible, , Mr Zyzeck a semble-t-il beaucoup de mal a associer ses idées ! Delphine Horvilleur n'a pas de réponse à ses questions. Il est évident que le monde orthodoxe réserve une place aux femmes qui n'est plus en adéquation avec notre temps. D'ailleurs cet échange entre Mr Zyzeck et Delphine Horvilleur H en est la plus belle preuve...
Une femme aujourd'hui comme un homme a accès a tout, sa place peut aussi bien être dans l'espace public que dans l'espace privé mais le monde orthodoxe aime à faire croire que la femme est le révélateur de l'homme et que celle ci a mieux a faire dans la sphère privée qu'ailleurs ! Comment accepter qu'on puisse dire que la voix chantée d'une femme ne peut être entendue par un homme et qu'elle est perçue comme les parties intimes de son corps !
Certes la voix est porteuse d'une certaine émotion et de tout ce qui fait une individualité mais ce qui vaut pour la femme vaut aussi pour l'homme ! On a presque l'impression que la femme doit se faire toute petite afin de ne pas perturber l'équilibre des hommes par ex qu'il n'ait pas de mauvaises pensées... Quelle mascarade ! Les leaders religieux doivent enfin trouver le courage d apporter un autre éclairage sur nos textes et surtout de comprendre que nous dans un autre temps de l'histoire...

Clarification 18 juillet 11:20, par yehouda6999

Tout le problème de la place de la femme dans le judaïsme est le manque d'explication
Toute la Tora ne parle que de spiritualité et non pas de matérialité il est très dangereux de matérialiser la Tora, malheureusement c'est uniquement ce qui nous reste car nous sommes en période d'exode (galout).
Mais chaque fête ou acte matériel lié a notre tradition a une racine spirituelle c'est ce qui nous reste.
Quand on cite l'homme ou la femme dans la Tora il s'agit de forces ou d'attributs et non pas de corps.

"Merci de ne pas m'avoir fait femme" ne signifie pas un corps de femme mais son attribut, toute la création a été faite a partir de deux forces ou attributs: le don et la réception ou kabbala et hashpaa ou homme et femme. Tout dans la nature est compris de ces deux forces, chaud froid, grand petit, plus moins, etc...

Chaque humain a en lui des attributs féminins et masculins. Dans Berechit il est écrit que le premier humain était homme et femme en même temps. On l'appelle (neshama adam rishon) l’âme du premier humain. Les deux ne formaient qu'un puis cette âme a été brisée et elle a été séparée en deux, homme et femme, et le but est de retrouver cette union entre l'homme et la femme pour ne devenir qu'un. Comment ? Grâce à l'amour.

C'est pour ça qu'il est écrit " ish vé isha zahou shrina": si l'homme et la femme arrivent a s'aimer et ne former qu'un comme avant la brisure la shrina est parmi eux et ils reçoivent la lumière de la Tora.
N'oublions pas que la Tora a été donnée a Israël grâce aux femmes, n'oublions pas qu’Israël doit être un exemple pour les nations du monde, apprenons leur ce qu'est le vrai amour entre l'homme et la femme.
" Aime ton prochain comme toi même englobe toute la thora ".

 

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Biographie des conférenciers

Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a

Delphine Horvilleur est née en 1974 à Nancy. Elle suit d'abord des études de sciences médicales avant d'entamer une formation à l'école de journalisme du CELSA, à Paris. Journaliste à France 2 de 2000 à 2003, Delphine Horvilleur travaille au bureau de Jérusalem. 

Elle étudie ensuite au séminaire rabbinique du mouvement réformé Hebrew Union College à New York, où elle reçoit son ordination rabbinique (smikha) en mai 2008. Titulaire d'un double master d'éducation juive et de littérature hébraïque, elle enseigne depuis quelques années la pensée juive et le midrash (littérature rabbinique) en France et aux Etats-Unis. 

Delphine Horvilleur est rabbin du MJLF et plus particulièrement du centre de Beaugrenelle à Paris, depuis 2008.

 

Antoine Mercier - Journaliste

Antoine Mercier est journaliste à la rédaction de France Culture, présentateur du journal de 12h30, il mène régulièrement des séries d'entretiens autour de la crise et de l'actualité avec des intellectuels.

Gérard Zyzek - directeur de la Yechiva des étudiants

Gérard Zyzek a étudié à la Yéchiva des Etudiants de Strasbourg du Rav Eliahou Abitbol. En 1987, il crée un centre d’étude pour étudiants à Créteil, avant de fonder en 1990 la Yéchiva des Etudiants à Paris.Sous l'impulsion du Gérard Zyzek, la yéchiva prend son envol et occupe aujourd’hui la place qui est la sienne dans le paysage communautaire français : un lieu unique où étude et réflexion font bon ménage.(Mise à jour: décembre 2006)

Bibliographie des conférenciers

Delphine Horvilleur - rabbin de la communauté MJLF et directrice de la rédaction de Tenou'a
  • En tenue d'Eve, féminin, pudeur et judaïsme, (Grasset Et Fasquelle, 2013)
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  • Comment les rabbins font les enfants. Sexe, transmission et identité dans le judaïsme, (Grasset, 2015)
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  • Des mille et une façons d'être juif ou musulman ; dialogue, (Seuil, 2017)
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Antoine Mercier - Journaliste
  • Regards sur la crise, (Editions Hermann, novembre 2009)
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  • Manifeste pour sortir du mal-être au travail, (Desclée de Brouwer, novembre 2012)
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  • Un train parmi tant d'autres: 17 juillet 1942, (Le Cherche Midi , janvier 2009)
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Gérard Zyzek - directeur de la Yechiva des étudiants
  • Être juif dans un monde en crise. Actes des Assises européennes du judaïsme progressif, 2001, Paris, contribution, (Cercle Bernard Lazare, 2002)
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  • Le désir des désirs, Le Talmud, nouvelles perspectives, (Lichma, 2011)
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    Gérard Zyzek, enseignant Paris, juin 2010
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    D. Horvilleur - M. Leibovici - M. Löwy. Ecole normale supérieure - Paris, avril 2010
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