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Le verbe et la lumière (Ed. Cerf)

La part oubliée de la Tora, avec Raphaël Sadin  (14 min)

A. Mercier - Journaliste, entretien - R. Sadin - rabbin

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Sur le nazi heideger 20 janvier 14:23, par itzhak amselle

Puis-je me permettre de faire une petite remarque concernant votre hypothèse sur Heidegger :
il y a une coïncidence ou un hasard qui vous a sans doute échappé :
der Stern der Erlösung a été publié en 1921 et la traduction française en 1982, sauf erreur...
Et si vous regardez bien les quelques pages de notes d'un des deux traducteurs, Jean-Louis Schlegel, vous remarquerez qu'à quelques détails près, vous dites ce qu'il dit.
Ce qui pour vous est une hypothèse sur Heidegger s'inspirant de Franz Rosenczveig,
est pour lui une certitude ;
à mon humble avis, le fondement de cette différence entre vous et lui tient à la langue allemande ;
en effet, les deux outils dans lesquels Heidegger se délecte
–la substantivation de l'infinitif des verbes avec particule variable et le découpage des noms- n'est pas propre à Heidegger. ,
mais au philosophes allemands
Certes Heidegger l'utilise abusivement, mais vous verrez que beaucoup de philosophes allemands le font aussi. , - mais moins que lui.
Pour moi, germaniste, qui ai étudié la philosophie en Sorbonne, mais surtout la philosophie allemande moderne, j'ai pu remarquer que
les étudiant en philo en France ont beaucoup de mal à se frotter à l'Allemand
(j'ai remarqué le même phénomène avec l'hébreu, quand on lit par exemple chir hachirim ou tehilim) ;
car il faut connaître alors la langue étrangère de l'intérieur, et aussi, il faut étudier l'auteur dans sa langue, en allemand et non pas dans une traduction en français.

Du coup, votre hypothèse sur Heidegger, à mon sens du moins, procède avant tout d'une hypothèse sur vous-même :
avez-vous lu les deux livres en allemand ou en français ?
Si vous avez l'expérience de la lecture des philosophes allemands en allemand, alors vous pourriez dire que beaucoup d'Allemands écrivent la philo en substantifvant des verbes à particule variable
et que Heidegger s'est inspiré de Franz Rosenzweig, qui s'est inspiré de Hegel, que tous ces auteurs, parce qu'ils sont allemands produisent leur texte en utilisant les ressources de cette langue ; nazi ou pas
et surtout pour terminer, qu'il est très dur pour un français ne parlant pas l'allemand de comprendre aussi bien Sein u Zeit que der Stern der Erlösung ou die Phénomelogie des Geistes.
bref, que ce n'est pas tant un auteur qui s'inspire d'un autre auteur que des philosophes allemands qui utilisent les mêmes ressources linguistiques tous ensemble

Hormis ce détail, j(ai sincèrement apprécié votre dialogue et je vais acheter votre livre

itzhak amselle.

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Biographie des conférenciers

Antoine Mercier - Journaliste

Antoine Mercier, ancien journaliste à la rédaction de France Culture et présentateur du journal de 12h30, mène régulièrement des séries d'entretiens autour de la crise et de l'actualité avec des intellectuels.

Raphaël Sadin - rabbin

Raphael Sadin a etudié à la Yéchiva de Mir avec le Rav Raphaël Shmulevitz puis a enseigné à la Yéchiva Torat Israël. Il dirige aujourd’hui le Kollel Elicha dans le quartier de Bayit Vegan, à Jérusalem. Il est responsable du site internet koltora.com.

Bibliographie des conférenciers

Antoine Mercier - Journaliste
  • Regards sur la crise, (Editions Hermann, novembre 2009)
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  • Manifeste pour sortir du mal-être au travail, (Desclée de Brouwer, novembre 2012)
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  • Un train parmi tant d'autres: 17 juillet 1942, (Le Cherche Midi , janvier 2009)
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Bibliographie générale

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  • Le verbe et la lumière, Le judaïsme et nous , Raphaël Sadin , (Cerf, 2020)
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