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Le couple en péril - n° 42

Ki Tetse: le divorce juif  (37 min)

Michaël Wygoda - docteur en droit hébraïque

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3 commentaires

Tres triste 09 septembre 07:32, par mendel

Malheureusement beaucoup de theorie
selon la torah
-une femme ne peut divorcer si le mari ne le veut pas et en israel concretement dans les tribunaux les femmes renoncent aux pensions alimentaires ou a leurs biens car leurs maris exigent cela pour consentir a divorcer et c est cela que notre chercheur appelle le consentement mutuel... Et jamais un juge ne peut dissoudre le mariage sauf cas d homosexualite par exemple
et une femme n herite pas de son mari selon la torah et n herite pas de ses parents si elle a un frere ni ne peut temoigner dans la plupartdes cas des temoignages requis...
tout cela en dit long sur les intentions du redacteur de la torah... No comment malheureusement je ne vois rien de divin ou de contribution de formation des consciences dans de telles legislations...

Une différence homme / femme jusqu'à ce jour difficile à comprendre 20 janvier 18:04, par Malka Bar Neron - Thérapeute de couplet en Israel

Il est remarquable que toutes les explications au sujet du comportement et de la qualité de la relation dans le couple soit établie par rapport à l'homme. Les exemples sont nombreux qui autorisent l'homme à se séparer de sa femme. On parlera d'une femme qui a un comportement inconvenant (elle séduit, elle se met en avant, elle entretien des propos d'une trop grande proximité), Mais nulle part dans le texte il est envisagé la possibilité que son mari l'ait poussé à bout par exemple. Ou qu'elle l'ait brulé après s'etre rendu compte qu'il la trompait.

Vous expliquez que brûler un plat témoigne d'un dysfonctionnement dans le couple. Certes ! Quand c'est fait de façon répétitive et avec intention de nuire ! Alors, l'homme ne trouve grâce aux yeux de l'homme... Il n'est pas dit qu'ils ne trouvent plus grâce aux yeux l'un de l'autre ! Il est dit si elle, elle ne trouve plus grâce à ses yeux...

Au delà de cette loi bien mystérieuse, l'aspect psychologique, humain et social n'est pas abordé. Beth Hillel sauve un peu la mise et donne une autre dimension au sens du mariage.

Mais dans un couple qui ne communique pas, dont le fonctionnement est mauvais, brûler la tarte est sans doute une des seules arme pour exprimer une douleur. Pour autant, le texte ne parle pas de cet aspect et se contente de lister les raisons possibles pour un homme de donner le guet à sa femme alors que les situations abondent qui devraient donner immédiatement le guet à une femme, ce qui n'est jamais le cas : l'homme doit donner son accord, c'est la base. Il y a guet si l'homme le veut seulement.

En tant que thérapeute de couple, je reçois de nombreuses femmes qui jurent qu'après leur divorce elles ne se re marieront pas. Oh ! Elles ne le disent pas à leur rabin, ni à leur famille quand elles sont religieuses, mais elles le disent en consultation ou sur les réseaux sociaux. Il est temps de trouver une solution qui puisse aider la société juive de demain à perdurer.

Enfin, vous précisez que la Ketouba est un contrat... Mais un contrat n'est il pas écrit pour le bénéfice des deux parties ? Dans aucun document il n'est précisé que ce contrat sera rompu ou non seulement quand l'homme le décide.

Les problémes du guet 22 août 16:52, par gerardelie

Merci avant tout pour vos commentaires qui donnent un nouvel éclairage sur quelques aspects du guet et en particulier sur les opinions de sages, qui s’expriment sur les raisons du divorce : livrées à l’état brut, sans explications, ces opinions peuvent paraître un peu simplistes, mais avec vos commentaires, elles prennent un relief qui nous en donne une meilleure perception.

Ceci dit, on ne peut nier que le probléme du guet est l’un des plus graves du judaisme qui risque de créer une sérieuse fracture dans notre culture, et notre peuple, si on n’y remédie pas.

Car le probléme de fond, c’est l’interprétation du texte du tanakh et l’adaptation dans le concret que peut en faire la loi orale, dans ses 2 aspects : théorique et pratique.
En théorie d’abord :
Comment du verset 24, 1 de ki-tétsé a-t-on pu passer au guet qui a traversé les générations ?
Remarquons d’abord : dans ce verset il est bien écrit : ‘him’ : SI et ‘Ki’ : car
Si la femme ne plait plus au mari, car il a observé qq. Chose de malséant …
Mais SI, tel n’est pas le cas …alors la 2éme partie du partie du verset ne devrait plus se justifier en bonne logique, donc plus de sefer kritout mais autre chose à imaginer ?

En pratique maintenant : depuis plus de 1000 ans, l’acte de divorce a bien la méme expression :
de ‘séfer kritout’(livre de la coupure) dans le verset du tanakh, on est passé dans la loi orale à : ‘guérouchin’ (expulsion car garech veut bien dire : chasser, expulser) et dans le contrat de divorce il est bien spécifié que le ‘baal’ (le ‘maitre’ de maison, garech éte ichto, chasse, expulse, sa femme de ‘SA Maison’ : ‘Beito’.

je cherche à comprendre : je ne trouve pas d’explications, peut-étre pourez-vous m’éclairer ?
et d’avance pardon aux sages et à la tradition si je n’arrive à saisir toutes les subtilités de la loi orale et pardon si la pensée ‘d instrumentalisation du Divin’ me vient à l’esprit.

Je cherche à comprendre mais je suis encore plus désorienté quand je constate les abus et les dérapages de l’application de telles lois : on a maintes fois parlé du probléme des ‘agounot’ et celui encore plus douloureux des ‘mamzerim’ ou l’on fait porter la faute des parents à de malheureux enfants innocents qui n’ont pas demandé à naitre avec une telle chape de plomb sur la téte !

Je cherche à comprendre et là, je me révolte quand une amie me raconte son divorce : on a poussé le ‘le raffinement’ jusqu’à lui demander, lui exiger, d’ouvrir les mains, ouvrir et surtout pas ‘saisir’ le document qui porte les écrits du guet ….
Et il arriva ce qui devait arriver : le document, en déséquilibre, chuta sur le sol …
qu’à cela ne tienne : on doit recommencer toute la cérémonie, cérémonie rappelons le, ou la femme est seule face à 6 hommes ! 3 rabanim, 2 témoins et le scribe !

Mais rendons grace au rav Gerchom : avant lui, la femme ne pouvait méme pas exprimer son désaccord en cas de divorce.
Mais depuis cette époque (plus de 1000 ans !) rien de nouveau :
Malgré les efforts de nombreux rabbanim pour tenter d’humaniser ces procédures, quand verra t’on une autorité rabbinique tenter de remédier et réformer tous les aspects négatifs qui perdurent ?

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Biographie du conférencier

Michaël Wygoda - docteur en droit hébraïque

Michaël Wygoda est titulaire d’un doctorat en droit de l'Université Hébraïque de Jérusalem. Il dirige depuis 2000 le département de droit hébraïque au ministère de la Justice à Jerusalem. C’est après avoir étudié à la Yéchiva Etz Haïm de Montreux (Suisse) auprès des rav Botschko et Weingort qu’il s’est établi en Israël pour y poursuivre ses études. Il est le créateur et l’éditeur du site internet consacré au droit hébraïque du ministère israélien de la Justice. (Mise à jour: juillet 2005)

Bibliographie du conférencier

Michaël Wygoda - docteur en droit hébraïque
  • Jewish law for Israel: Restoration of lost property, avec Nahum Rakover, en hébreu, (The Library of Jewish Law,), 1991)
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  • Restoration of lost property, (Library of Jewish Law, 1991)
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