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La valeur d'une vie - n° 18

Michpatim: la question de l'avortement  (29 min)

Emmanuel Bloch - spécialiste de philosophie juive

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9 commentaires

Question de datation 21 juin 11:10, par Adeline

Juste une question : sur quelles bases scientifiques et historiques datez-vous la Torah pour la situer dans le temps par rapport aux autres codes de loi ? D'avance merci.

Commentaires 24 janvier 22:53, par Jacques

Très clair, très intéressant. Bravo Emmanuel.

La question de l'avortement 22 janvier 22:26, par Andrée-Genevieve-Verne

Franchement !
Si « nous suivons le bœuf », en français : de l’ l « e » dans l’ « 0 » jusqu’au fœtus, l’œuf dans l’eau amniotique, vous nous amenez surtout où vous ne vous mouillez guère, vous même, pas plus que les textes évoqués, alors qu’il y en a d’autres de textes…
Tandis que se sera « mouillée » à un point inimaginable : Simone Weill !
Or, ces textes disent l’interrogation faite à une mère par certains rabbins éclairés quant au souci d’une mère potentielle en difficulté d’actualiser pour « son propre compte » telle ou telle maternité.
Votre notion du juridique irait-elle sans interprétation ?
Il aura fallu souffrir sans en jouir et aussi s’avérer empathique pour entendre le courage d’une femme aussi exceptionnellement éclairée par le midrashique….

Torah et esclavage 22 janvier 18:37, par Emmanuel Bloch

Bonjour Lisanosa,

Et merci de votre écoute attentive. L’esclavage était une institution connue dans tout le Moyen-Orient Antique ; dans une certaine mesure, on peut affirmer que toute l’économie de ces sociétés était basée dessus.

Les esclaves étaient bien considérés comme des êtres humains, et pas comme des animaux ou des objets. Il était interdit de les mettre à mort, par exemple. Mais ils étaient considérés comme la propriété économique de leurs maîtres, et pouvaient donc être vendus à autrui (sauf rare exception, comme dans le cas de la servante épousée par son maître). Ils avaient un statut légal très inférieur dans la société de l’époque.

La Torah, ici aussi, s’inscrit dans un continuum historique et admet l’existence de l’esclavage. Ses lois distinguent entre les esclaves hébreux et les autres, entre les hommes et les femmes, et ainsi de suite. Mais encore une fois on trouve, en comparant les lois de la Torah avec celles des autres législations antiques, un souffle moral qui n’existe pas ailleurs.

Un bon exemple de ce phénomène concerne l’obligation de restituer un esclave en fuite à son propriétaire. Dans le Code d’Hammourabi, ne pas rendre l’esclave est une infraction passible de la peine de mort (!) ; dans les autres législations antiques, passible d’amende. A l’opposé, dans la Torah (Deutéronome 23 : 15-16), il est INTERDIT de ramener l’esclave qui cherche à recouvrer indépendamment sa liberté.

Definition de l'esclave 21 janvier 22:50, par lisanosa

Bonjour et merci pour cet expose.
En ecoutant le passage sur le boeuf qui tue accidentellement, vous exposez la difference de traitement entre un boeuf qui tue un homme ou une femme et celui qui tue un esclave. Pour l'esclave, le chatiment est seulement pecunier pour le maitre de l'animal, meme dans le cas ou l'animal etait connu pour etre violent. Pouvez vous s"il vous plait nous donner des elements dexplications car cela m'interpelle beaucoup - l'esclave ne serait il pas percu comme un etre humain ?!
Merci.

 

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Biographie du conférencier

Emmanuel Bloch - spécialiste de philosophie juive

Originaire de Colmar en Alsace, Emmanuel Bloch est titulaire de deux Masters, en finance et en droit. Arrivé en tête au brevet d’avocat du canton de Genève, il a travaillé par la suite, dans cette même ville, en tant qu’avocat spécialisé dans la fiscalité internationale. Il a étudié à la yechiva Ohr Somayach, aux Etats-Unis, puis au kollel de Genève. Il intervient sur le site de questions/réponses Cheela (www.cheela.org), et contribue régulièrement au blog Modern Orthodox (www.modernorthodox.fr), site de référence sur les questions de confrontation entre Torah et modernité. Il est également l’initiateur du forum de la conversion (http://guiyour.xooit.com/index.php). Il habite aujourd'hui, à New York, où il termine un programme de Masters en philosophie juive (Machshevet Israel) à l'Université Hébraïque de Jérusalem, avant de poursuivre par un doctorat en philosophie de la Halakha.

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