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Des pierres mystérieuses - n° 20

Tetsave: les codes de Dieu  (21 min)

Alexis Blum - grand rabbin

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5 commentaires

Lumière et Vérité 17 mai 09:39, par M

A mon sens, il ne s'agissait pas de lumière matérielle mais simplement de lumière symbolique et spirituelle incarnée par le Grand Prêtre qui interrogeait les Urim et Toumim.

SHAMIR 23 février 10:19, par Marc Cardoso

Merci à Solange Sudarskis pour ce nouvel éclairage lumineux, intelligent, inédit, et qui prouve que le savoir de nos anciens allaient beaucoup plus loin que certains ne le pensent. Shabbat Shalom.

Chant Tétsavé 21 février 20:15, par Zelfa

Je voulais faire remarquer depuis longtemps le style vocal enchanteur de la personne qui annonce les Parachiot dans chaque cours sur AKADEM ! MERCI !

Impressions 21 février 01:20, par Gila

Merci à Solange S. Pour ses sources et ses explications érudites concernant le shamir, petit insecte mystérieux, permettant de découper les pierres du Temple sans intervention d'outils en fer connotant la guerre. De même pour la taille des pierres précieuses ornant le pectoral du Grand Prêtre. Si l'hypothèse suggérée était vérifiée, à savoir qu'il s'agirait d'une substance radioactive, rayonnante et vibrionnante comme une luciole, ce qui se déduirait aussi de sa méthode de conservation, alors des questions nouvelles se posent à nous. Cette substance, type radium ou uranium, ne présentait donc pas de danger pour les hommes jadis ? D'autre part, aujourd'hui la science fait une utilisation militaire des propriétés de cette substance qui menacent aussi la vie civile. Ceci ne s'opposerait-il pas à ce que symbolisait le shamir autrefois ?
Concernant l'étude du GR Alexis Blum sur le sens de la consultation des ourim et des toumim, éclats des pierres précieuses sur le pectoral, on pense à l'évolution de l'art moderne centré sur les intractions de la lumière et de la couleur sans représentation, suggérant une écriture non figurative qui "parle", directement à l'âme.

Le shamir et le pectoral 20 février 09:17, par Solange Sudarskis

Louis Guinzberg, en 1909, dans Les légendes des juifs, qui, inspiré par l’exégèse rabbinique, rapporte une ’histoire de manière très fantastique : le shamir fut créé au crépuscule du sixième jour avec d’autres choses extraordinaires. Il n’était pas plus grand qu’un grain d’orge et possédait le pouvoir remarquable de tailler les diamants les plus durs. C’est pour cette raison qu’il fut utilisé pour les pierres du pectoral porté par le grand prêtre. D’abord on traça à l’encre les noms des douze tribus sur les pierres qui devaient être serties dans le pectoral ensuite le shamir fut conduit sur les lignes tracées et celles-ci furent ainsi gravées. Circonstance miraculeuse, le tracé ne porta aucune particule de pierre. On avait également utilisé le shamir pour tailler les pierres dont fut construit le Temple, car la loi interdisait d’utiliser des ustensiles de fer pour tout ouvrage destiné au Temple. Pour le conserver, il ne faut placer le shamir dans aucun réceptacle de fer, ni d’aucun métal, il le ferait éclater. On le conserve enveloppé dans une couverture de laine qui à son est tour est placée dans une corbeille de plomb remplie de son d’orge. Le shamir fut gardé au Paradis jusqu’au jour où Salomon eut besoin de lui. Il envoya l’aigle pour y chercher le ver. Lors de la destruction du Temple, le shamir disparut.
La manière dont Shamir était gardé en sûreté peut nous donner un indice : «Le Shamir ne peut être mis dans un vase de fer pour la garde, ni dans aucun vaisseau métallique : il éclaterait un tel récipient. Il est gardé enveloppé dans de la laine à l'intérieur d'une boîte de plomb rempli de son d'orge. Cette phrase est tirée du chapitre 48b du Talmud de Babylone et contient un indice important ; car, avec la connaissance actuelle nous pouvons facilement deviner qui ou plutôt ce qu’était Shamir : c'était une substance radioactive ; les sels de radium, par exemple, agissant sur certaines autres substances chimiques, peuvent émettre une luminescence de couleur jaune-vert.
Cela expliquerait comment le pectoral du grand-prêtre avait été gravé : les lettres étaient écrites à l'encre, et les pierres étaient exposées l'une après l'autre au «regard» ou au rayonnement du Shamir. Cette encre devait contenir du plomb en poudre ou des oxydes de plomb. Les parties des pierres qui n'étaient pas protégées par le plomb se désintégrèrent sans laisser de particules de poussière qui, selon ce Talmud, paraissaient particulièrement merveilleuses. Les parties protégées par de l'encre de plomb se dressaient en relief sur la surface des pierres précieuses.
La possession la plus précieuse de Salomon, son Shamir, n'a pas survécu avec le temps, il est devenu inactif. La version habituelle de l'histoire, « le Shamir disparu », ne correspond pas à la traduction exacte du texte hébreu. Le mot batel utilisé pour décrire la fin, ou la disparition, de Shamir n'a qu'une seule signification : "Pour devenir inactif. ". Dans les quatre cents ans qui ont passé de la construction du premier Temple à sa destruction par Nabuchodonosor en -587, une substance radioactive aurait pu devenir inactive.

La plupart des gemmes, tels que le diamant, le saphir, l’émeraude ou la topaze, sont décolorés par la radioactivité. D’autres pierres précieuses, comme l’opale, sont constituées de cristaux de silice hydratée. Le rayonnement alpha les désintègre en rompant la liaison avec l’eau ; celle-ci se volatilise sans laisser de résidu.
Le radium perd environ un pour cent de sa radioactivité tous les 25 ans.

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Biographie du conférencier

Alexis Blum - grand rabbin

Alexis Blum est Grand Rabbin. Il a notamment été rabbin de la Synagogue de Neuilly-sur-Seine pendant plus de vingt ans.
Diplômé du Séminaire israélite de France, de l’INALCO (Institut national des langues orientales) et titulaire d’une licence d’hébreu, il a été aumônier de l’Ecole polytechnique et des Prisons. Il enseigne dans plusieurs institutions. Il a été membre du Comité de rédaction de la Revue
Hamore ainsi que de la Commission d’éthique bio-médicale du Consistoire. (Mise à jour: novembre 2017)

Bibliographie du conférencier

Alexis Blum - grand rabbin
  • Limoud - L'étude, textes choisis et traduits par, (Cahiers d'études juives, 1971)
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  • Michna Erouvin, (Keren ha-sefer ve-halimoud, 1969)
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  • Choul’hâne Aroukh Abrégé, (Association Sefer Paris, 1992)
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Sefarim: la Bible du Rabbinat
 
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