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| Présentations des éditeurs |
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Le dernier JuifSujet d'études d'un centre spécialisé de Tel-Aviv, Evenezer Schneorsohn enregistre des cassettes sur lesquelles il témoigne de son expérience unique dans un camp de la mort : convaincu qu'il serait le seul survivant de l'holocauste, il a réussi, par un curieux phénomène d'effacement de soi, à emmagasiner dans son cerveau tout ce qui, d'après lui, constituait le savoir juif (la théorie de la relativité d'Einstein, le texte intégral des cinq livres de la Bible, une recette de cuisine...). Il est le " dernier Juif ", autour duquel s'articulent tous les autres personnages de ce roman fragmenté. Récits, légendes hassidiques, témoignages, lettres viennent se greffer sur l'histoire d'Evenezer pour composer un étrange puzzle qui emmène le lecteur de Ternopol à New York, de la Galilée à Marseille, du Moyen Âge à un futur non encore vécu. Ainsi, nous suivons la correspondance du professeur Henkine avec un écrivain allemand qui n'en finit pas d'expier le rôle joué par son père pendant la guerre, les diverses activités de Boaz Schneorsohn au sein de sa lucrative entreprise de commémora tion, les échecs sentimentaux et les grandes réussites agricoles de la très belle Rivka Sourka, qui, dit on, possède le pouvoir de détourner la mort. Tous ces personnages ont un lien avec l'intrigant Joseph Reina, poète et don juan aux yeux de démon, géniteur de cent enfants qu'il a semés de par le monde. Mêlant fantastique, ironie et grotesque, cette grande fresque retrace une histoire d'Israël portée par la totale subjectivité d'un de ses acteurs privilégiés dont elle constitue l'oeuvre maîtresse.Les derniers jours de Stefan Zweig Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les Etats-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente - Lotte, éprise jusqu'au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l'absolu.Obéir. Les déshonneurs du capitaine Vieux, Drancy 1941-194420 août 1941. Du jour au lendemain, le gouvernement de Vichy et la Gestapo métamorphosent plus de trois cents gendarmes en gardiens de camp de concentration. Pendant trois ans, à Drancy, banlieue parisienne, des " soldats de la loi " formés au service de la République vont brutaliser près de soixante-dix mille innocents, enfants, femmes, personnes âgées, les empêcher de s'évader. Ils vont escorter les convois d'extermination jusqu'à la frontière allemande. " J'ai obéi aux ordres, j'ai fait respecter le règlement. " Ainsi se justifieront ceux qui rendront des comptes à la Libération. Mais tous n'ont pas obéi de la même manière. A Drancy, il y eut des bourreaux, des collaborateurs et des profiteurs, dont celui qui fut leur chef en 1942, le capitaine Marcelin Vieux. D'autres gendarmes, résistants ou simplement bienveillants, ont réussi à garder leur dignité. Parmi eux, un " juste " sera reconnu. L'auteur a confronté les témoignages des internés aux archives inédites de la gendarmerie nationale, de la police et de la justice. En retraçant l'histoire du camp de Drancy et celle du capitaine Vieux, il nous permet de comprendre pourquoi certains ont obéi aveuglément à des ordres iniques et pourquoi d'autres ont récusé la nazification qui leur était imposée.La TorahPédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et les grands principes de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.Penser le judaïsmePenser le judaïsme, aboutissement d'années de recherche et de réflexion, révèle une culture juive vivante et en constante interaction avec le monde. On y croise d'étonnantes figures, mythiques ou mythifiées : Moïse, coiffé de ses cornes, Jésus, l'enfant sans père, Mahomet, l'imitateur, Isaac Abravanel, le héros juif par excellence... On y parle textes, bien sûr, mais aussi rêves, identité et politique. On y parle âme, révélation, loi et spiritualité, mais aussi corps, transgression et mystère du couple humain. Penser le judaïsme surprendra par sa liberté de ton. Cultivant vis-à-vis de son objet d'étude à la fois empathie et distance critique, Jean-Christophe Attias livre là une oeuvre à la fois érudite et personnelle. Loin des tentations du repli communautaire, pas davantage enclin à sacrifier à la frilosité du savant, Jean-Christophe Attias n'explore pas seulement le passé du judaïsme. Il interroge aussi son présent et s'inquiète de son avenir. Il le pense à la fois en chercheur, en Juif et en citoyen. Quitte à toucher des questions explosives, impasses du dialogue interreligieux ou ambiguïtés des rapports entre judaïsme et sionisme. Un plaidoyer pour une approche audacieuse et exigeante du judaïsme, affrontant sans complexes les grands défis de l'heure.La maison Rajani Palestine ottomane. En 1895, le domaine de la puissante famille Rajani s'étend au milieu des vergers sur lesquels s'élèvera un jour la ville de Tel-Aviv. Le père délaisse ses terres, sa jeune femme Afifa et son fils Salah, chétif et dépressif. Deux voix alternent dans ce récit envoûtant. Celle d'Isaac Luminsky s'exprimant à travers son journal intime, et celle de Salah, qui couche dans ses cahiers des récits enfiévrés. Débarqué à Jaffa, Luminsky, sioniste de la première heure, se débat entre les réticences de son épouse frigide et son désir ardent de racheter des terres aux effendis arabes pour le compte des colons juifs. Le domaine Rajani est la proie rêvée, de même que la maîtresse des lieux qui succombe à sa séduction. Salah, subjugué par cet "être magnifique, à la blondeur de l'ange Gabriel", se lie d'abord d'amitié avec le Juif puis, suite à la "trahison" de sa mère, se lance dans des prédictions apocalyptiques sur l'exil inéluctable des Arabes écrasés par les Juifs. Mêlant histoire et fiction, La Maison Rajani est la tentative, très réussie, de rattacher le nouvel Etat d'Israël au passé effacé des Palestiniens, anciens possédants de cette terre trop convoitée, trop aimée, par deux peuples irréductiblement liés. |
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| Biographie de l'invité |
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Auteur |
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Né en 1962, à Nice, Laurent Seksik est médecin et écrivain. Après des études médicales, il devient interne des hôpitaux. Dans le cadre de sa spécialisation, il prépare un DEA de médecine nucléaire, puis est nommé assistant à la Faculté de Paris. Après sa thèse qui porte sur l'Imagerie par Résonance Magnétique, il exerce en tant qu'assistant des hôpitaux de Paris à Broussais-Hôtel-Dieu. Après avoir fini son clinicat, il met entre parenthèse son activité médicale. En 1999, il publie son premier roman Les Mauvaises Pensées (J-C Lattès, Pockett), traduit dans une dizaine de langues, dont la prestigieuse maison d'édition allemande Rowolt. Il devient, successivement, rédacteur en chef du Figaro Etudiant, éditeur aux éditions Lamartinière, rédacteur en chef du Bateau-Livres. Il publie son second roman en 2004, La Folle Histoire (J-C Lattès), Prix Littré. Critique littéraire au Point, il anime, durant trois ans, l'émission littéraire d'I-Télé, Postface. En 2006, il publie son troisième roman La Consultation (J-C Lattès, Pockett). Retourné à l'exercice de son premier métier, il se partage entre médecine et littérature et publie, en 2008, une biographie d'Albert Einstein (Gallimard Folio), puis une "biographie-roman" de Stefan Zweig en 2010.
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| Bibliographie de l'invité |
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| Sitographie |
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Blog, sélection d'articles, d'interviews et d'interventions |
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| Conférences d'Akadem sur le sujet |
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| Jean-Luc Allouche |
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Jean-Luc Allouche est journaliste. Il a été rédacteur en chef à Libération jusqu'en 2007, correspondant de ce journal à Jérusalem de 2002 à 2005. Il est aussi traducteur (hébreu, anglais). Il enseigne le journalisme à Paris-III. A paraître en janvier 2010: Les Jours redoutables (éditions Denoël). |
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A publié:
Les Jours innocents, récit, Lieu Commun, 1984. Les Juifs d'Algérie. Images et Textes (avec Jean Laloum), éditions du Scribe, 1987. Rêves de rencontre (avec Véronique Nahum-Grape), essai, Textuel, 1996. Écoles, familles, le malentendu (avec François Dubet), essai, Textuel, 1997. Traductions de l'hébreu David Grossman, Chroniques d'une paix différée, essai, Seuil, 2003. Amos Harel et Avi Isacharoff, La Septième Guerre d'Israël. Comment nous avons gagné la guerre contre les Palestiniens et pourquoi nous l'avons perdue, document, éditions de l'éclat/Hachette Littératures, 2005. Eli Amir, Yasmine, roman, Libella/Maren Sell, 2008. Ron Leshem, Beaufort, roman, Seuil, 2008. Boris Zaidman, Hemingway et la pluie des oiseaux morts, roman, Gallimard, 2008. Aliza Olmert, La Mer sans retour, roman, Denoël, 2008. Alon Hilu, La Maison Dajani, roman, Seuil, 2010. |
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