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Professeur, trésorier de l'Institut André Neher |
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Réponses du conférencier |
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La question que vous soulevez est tout à fait interessante. S'agissant en effet des commandements pour lesquels la Torah ne donne aucune explication, on peut se demander en quoi la ,démarche de "réparation" fait intervenir l'intellect.Il faut tout d'abord noter que, dans le processus de Teshouvah, ce qui va déclencher la démarche du"retour" , ce n'est pas au premier chef que l'onexplique au pécheur la nature de sa faute. Ce qui prime -et c'est là que tout commence-, c'est une démarche intérieure du pécheur. Comme le souligne avec force Maimonode, il n'y a de teshouvah que celle qui commence par le "vidoui", la confession. Celà implique pour le pécheur de s'être au préalable interrogé sur sa conduite et à tout le moins de considérer qu'elle fait problème (quelle que soit la circonstance qui l'a amené à se mettre ainsi en question). Derrière cette confession, il ne peut y avoir à l'évidence qu'une démarche intellectuelle. En second lieu, et c'est le plus important, pour ces commandements, les"Houkim" dont la torah ne donne pas l'explication, il ne s'agit nullement de les appliquer "aveuglément. Bien au contraire, de nombreux commentateurs -et sur ce point la Tradition orale est unanime- enseignent que l'on n'est nullement dispensé de s'interroger sur le sens de ces prescriptions particulières, et d'opérer un travail de réflexion approffondi sur leur signification possible. C'est donc ce travail de recherche, d'analyse de réflexion à quoi nous sommes invités, tout en veillant à rester en cohérence avec la ligne générale de la thpra. Là tout particulièrement, l'intellect est interpellé, peut être plus encoreque pour les autres commandements où la signification étant censée être explicite, on risque de se considérer moins tenu d'en approfondir les détails. J'espère vous avoir un peu éclairé , mais il faudrait s'étendre davantage.
Armand Lévy. |
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