Un résumé de la conférence (judaiques cultures).
"Rachi et Lévinas"
par Schmuel Wigoda de l’Institut d’études Lévinassiennes de Jérusalem.
Spinoza cite Rachi deux fois.. Hermann Cohen s’interessa en 1912 aux sources bibliques dans "La religion de la Raison tirée du Judaïsme" ; Rachi est mentionné quatre fois.. Lévinas donna pendant 40 ans des cours le Shabbat exclusivement oraux. Lévinas dont le Maître Shoushani, "le maître sans visage" selon Wiesel, n’écrivit jamais.
Une élève qui suivit les cours de Lévinas les jours de Shabbat, coucha des notes après la fin de Shabbat et recueillit ainsi des bribes du Maître. Elles seront publiées prochainement.
Selon Lévinas, "le texte ne s’épuise jamais dans son dit", "il y a du non dit dans le dit", et le non dit porte le sens du dit. Paracha de Beréchit : "Dieu se consola d’avoir fait l’homme sur la terre ; car s’il l’avait fait dans le monde céleste, il aurait organisé la révolte."
Lévinas pratique la démarche "Réflexion-Retour" - le propre de la pensée talmudique - Lévinas cherche le non dit dans la glose de Rachi. "On ne se met pas au monde soi-même." Parlant de la Sage femme, on ne peut pas se passer de l’intermédiaire - "L’homme est l’homme que par rapport à l’autre" ; la définition de l’altérité par Lévinas.
Pharaon dit qu’il est le Nil et sorti du Nil ; il s’est fait lui même par lui même.
Lévinas opte délibérément pour un langage philosophique pour lequel Dieu est une notion obscure, alors qu’il est une notion claire pour la théologie.
Lévinas se voulait laïque mais se dévoile dans sa lecture de Rachi - (notes à publier) - |