Un résumé de la conférence par judaïques cultures
Appréhender le "Minhag" des Juifs de la France du Nord, le "Minhag Tsarfat" conservé dans le Piémont italien. Les écrits de l’Ecole de Rachi - par la liturgie : le Sidour de Rachi publié en 1911 à Berlin. On n’y trouve pas les prières mais les règles commentées et justifiées. De rares textes y figurent dont celui consacré au voyage, ou les versets à lire avant d’entrer dans la Synagogue, les règles de Pessah et les commentaires de la Haggadah, les lois sur le deuil, les interdits alimentaires... Ce type d’ouvrage devait aider le fidèle, il tenait le rôle du "Choulkhan Aroukh" de Joseph Caro qui lui fut postérieur.
Le Mahzor de Vitry de Rabbi Simha de Vitry dont le petit fils est Simha de Dampierre, mort la même année que Rachi, a été publié à Berlin au XIX° siècle. On y trouve les prières de toute l’année et les Piyoutim, la Haggadah de Pessah, enfin tout ce qu’on trouve aujourd’hui dans un Sidour ashkénaze.
Chaque scribe a adapté les textes au rite qu’il connaissait. Le "Seder Troyesh", le "Sidour de Troyes" cherche à fixer le rite de Troyes et perpétuer les usages et les règles notamment ceux du Kaddish et de la liturgie.
Il n’y a pas Un rite français uniforme. Pour 1er exemple de ce qui ne s’est pas imposé : le Hallel est récité en abrégé, le 115 et le 116 ne sont pas récités en entier. Selon le Sidour de Rachi et celui de Vitry, ils ne reprennent pas "Acher kidéchanou bémitsvotav vetsivanou..." et le remplacent par une autre bénédiction qui vient d’une de ses téchouvot. Le Vitry mentionne qu’elle était dite par le Maître Rachi, seul, assis dans la Synagogue. Rabbénou Tam s’opposa à cet usage.
Pour le 2ème exemple : la 2ième brakha de la Hamidah : .."glorifiant D qui fait tomber le vent et la pluie..". Le rite français mentionne dans le sidour Rachi et Vitry, que l’"on demande la rosée.." |