Armand Abecassis donne ici la signification "historique" de la Hiloula. Cette explication évidemment religieuse prend tout son sens. Mais aussi bien l'Histoire juive et la religion ne sont-elles pas confondues et, qu'on le veuille ou non, ne forment-elles pas le ciment de la continuité juive dans le temps ? Il reste que cette étude ne contredit pas ce que nous disons, par ailleurs, de la Hilloula, du sens de « fête des communautés juives » et de « l'unité juive ». Il ne s'agit évidemment pas de trahir les sources de la Hilloula, ni de dénaturer une fête. Mais de proposer une manière de rassemblement - qui en vaut un autre - où tout juif trouvera sa place et se sentira bien. A une remarque près, ce rassemblement, bien sûr, doit rester "digne" mais il peut être imprégné de joie. La joie de vivre, et d'être, tous ensemble, les gardiens et les garants d'une pérennité juive, Et cela concerne autant ceux qui se réclament, à la lettre, d'une Tradition dont Armand Abecassis évoque les grandes lignes - que ceux qui, quelle que soit leur appréhension du judaïsme, se sentent membres "dans le temps et l'espace" de la Kehila, c'est-à-dire de la Communauté toute entière.
