Ce texte analyse le destin, après la Seconde Guerre mondiale, d’écrivains français compromis avec la collaboration. Malgré les controverses, leurs œuvres continuent d’être publiées et diffusées. L’enquête montre que leur postérité dépend de plusieurs facteurs (condamnations, âge, genre littéraire) et que le stigmate de la collaboration peut être à la fois un frein et un levier. Au-delà du politique, des logiques éditoriales, intellectuelles et commerciales expliquent leur présence durable dans le paysage littéraire.